Démissionner pour se lancer : le guide complet

Démissionner pour se lancer : le guide ultime vers l’indépendance

Avez-vous ce rêve chevillé au corps ? Quitter votre job pour voler de vos propres ailes en créant votre boîte ? Nombreux sont ceux qui caressent cette ambition mais trop peu franchissent le cap, freinés par la crainte de l’inconnu. Pourtant, avec la bonne préparation et les bons conseils, votre démission pour se lancer dans l’entrepreneuriat peut être la meilleure décision de votre vie !

Dans ce guide complet, nous allons explorer en détail chaque étape à suivre pour bien préparer votre démission et donner vie à votre projet d’entreprise en toute sérénité. Des formalités de rupture de contrat aux aides gouvernementales, en passant par les pré-requis business indispensables, vous découvrirez comment transformer cette envie entrepreneuriale en un succès concret. Prêt à concrétiser votre rêve d’indépendance ? Alors, c’est parti !

Bien préparer sa démission pour création d’entreprise

Pourquoi démissionner ? Un besoin de changement, d’indépendance et d’opportunités

Changer de voie, s’émanciper des contraintes du salariat, saisir une opportunité… Les raisons qui poussent à la démission pour se lancer dans l’entrepreneuriat sont multiples. Mais toutes répondent à une même quête : prendre en main son destin professionnel et donner un sens nouveau à son parcours.

Pour certains, c’est le besoin d’indépendance et de liberté qui prédomine. Être son propre patron, ne plus subir les procédures rigides et l’autorité d’une hiérarchie… L’entrepreneuriat représente une renaissance, celle de pouvoir pleinement s’épanouir en exerçant sa créativité sans entraves.

Pour d’autres, il s’agit plutôt d’une recherche de changement radical. On quitte un job qui n’est plus source de motivation pour se lancer dans un secteur qui nous passionne. L’objectif : retrouver l’étincelle en exerçant un métier que l’on choisit et qui nous ressemble.

Enfin, certains n’hésitent pas à démissionner pour saisir une opportunité d’affaires alléchante. Que ce soit pour exploiter un concept innovant ou reprendre une entreprise existante, le passage à l’entrepreneuriat se fait pour transformer une bonne idée en un business prospère.

Quelle que soit la raison, la démission doit être mûrement réfléchie. Car si elle représente une porte vers un avenir plus engageant, le parcours de l’entrepreneuriat reste semé d’embûches…

Le chômage après une démission création d’entreprise ?

Le principe : la démission n’ouvre pas les droits au chômage

En théorie, démissionner pour créer sa boîte devrait sonner le glas des allocations chômage. Et pour cause : la rupture du contrat de travail est ici le fait du salarié, qui décide de son plein gré de tourner la page. Une décision souvent mal perçue par les services de Pôle Emploi (désormais France Travail), qui considéraient jusqu’à récemment que démissionner pour se lancer dans l’entrepreneuriat n’ouvrait pas droit au chômage.

En clair, plus d’indemnités après votre démission, une perspective pour le moins inquiétante quand on sait à quel point les premiers mois en tant qu’indépendant peuvent être difficiles financièrement. Bien malvenus donc, ces employés un peu trop entreprenants qui menaçaient la sacro-sainte caisse des allocations !

L’exception de la loi Macron pour la reconversion

Heureusement, les mentalités ont évolué ces dernières années. Avec la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018, le gouvernement a bien compris que faciliter l’accès à l’entrepreneuriat constituait un levier économique puissant.

Résultat : cette loi instaure un régime dérogatoire permettant, sous certaines conditions, de percevoir l’allocation chômage après une démission pour création d’entreprise. Une avancée majeure qui rend ce cap parfois risqué beaucoup plus abordable.

Conditions d’éligibilité :

  • Justifier d’une ancienneté d’au moins 5 ans (soit 1300 jours) chez le même employeur avant la démission
  • Être titulaire d’un CDI, à temps complet ou partiel
  • Présenter un projet de création d’entreprise réel et sérieux

La procédure à suivre :

1) Consulter un conseiller en évolution professionnelle avant de démissionner
2) Obtenir une attestation validant le sérieux du projet auprès d’une commission ad hoc
3) Déposer une demande d’allocations dans les 6 mois suivant la démission

Maintien des allocations pendant la création

Être indemnisé par Pôle Emploi après la démission, c’est bien. Mais conserver ces précieuses allocations durant le lancement de son activité, c’est encore mieux ! C’est l’objet des deux principaux dispositifs que sont l’ARE et l’ARCE.

L’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE)

Grâce à ce système, les allocations chômage peuvent être maintenues pendant une période maximale de 24 mois après la création de l’entreprise. Unréel coup de pouce salutaire pour affronter ces premiers mois au revenu souvent très aléatoire. L’ARE s’obtient sur la base des revenus antérieurs du créateur d’entreprise.

L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE)

Complémentaire de l’ARE, ce coup de pouce financier majore les allocations de 45% plafonnées à 800€ pendant 1 an. Pour y prétendre : être inscrit à Pôle Emploi, créer dans les 18 mois suivants et exercer une activité effective. Le cumul avec l’ARE permet ainsi de bénéficier d’une rente confortable au démarrage pour se consacrer à 100% à sa jeune pousse.

Entre la possibilité (désormais acquise) de bénéficier du chômage après une démission pour entreprendre et les dispositifs de maintien d’indemnités ultérieur, la décision de se lancer n’a jamais été aussi bien préparée et sécurisée financièrement. De quoi abandonner le salariat l’esprit serein !

Les aides à ne pas manquer pour bien démarrer

L’ACRE, ex-ACCRE : un coup de pouce financier indispensable

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir se verser un salaire dès le premier jour de son activité ? Avec l’Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise (ACRE), anciennement connue sous le nom d’ACCRE, ce rêve se concrétise !

Véritable filet de sécurité financier, ce dispositif permet de bénéficier d’une exonération partielle de charges pendant les 12 premiers mois d’existence de votre entreprise. Une aubaine qui soulage grandement la trésorerie en cette période décisive du démarrage.

Concrètement, l’ACRE prend la forme d’une exonération :

  • Totale des cotisations patronales d’assurance maladie, maternité, invalidité et décès
  • Partielle des cotisations patronales d’allocations familiales
  • Partielle des cotisations d’assurance vieillesse (dans la limite d’un plafond)

Conditions d’éligibilité :

  • Créer une entreprise individuelle ou une société soumise à l’impôt sur le revenu
  • Ne pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des 3 dernières années
  • Réaliser un chiffre d’affaires annuel inférieur à 170 000 € pour le commerce et 70 000€ pour les services

Une fois ces critères remplis, il vous suffit de réaliser une simple formalité auprès de l’Urssaf ou de la CGSS pour profiter de ce généreux avantage fiscal. Vous pouvez même obtenir une estimation en ligne du montant de l’aide sur le site dédié.

Le dispositif NACRE : un tremplin pour se former avant l’envol

Se lancer dans l’inconnu, c’est effrayant. C’est pourquoi le dispositif NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) a été créé pour préparer au mieux les futurs entrepreneurs.

L’accompagnement, un atout majeur de NACRE, se décline en plusieurs volets :

  • Formation aux compétences de base (gestion, commercial, etc.)
  • Suivi individualisé par un professionnel pour parfaire votre business plan
  • Aide au montage financier et juridique du projet
  • Conseils pour bien démarrer votre activité

De quoi se sentir paré pour démarrer du bon pied ! D’autant que NACRE prévoit également une aide financière à deux niveaux : un prêt à taux zéro plafonné à 8000€ ainsi qu’une subvention de 1000 à 4000€.

L’éligibilité est ouverte aux demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi (ou en situation de précarité), ainsi qu’aux personnes rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle. Une excellente rampe de lancement en somme !

Autres aides selon son profil : jeunes, handicap, quartiers…

Vous n’avez pas trouvé chaussure à votre pied avec l’ACRE et NACRE ? Rassurez-vous, de nombreux autres dispositifs viennent prêter main forte aux créateurs selon leurs spécificités.

Côté financement d’abord, avec des prêts bancaires aidés comme les prêts d’honneur ou garanties de prêts.Ou encore des bourses comme celle de l’Assistance au Projet d’Initiative Jeune octroyée aux 18-30 ans.

Des programmes ciblés existent aussi pour les publics prioritaires :

  • Le réseau « Entreprendre dans les quartiers » pour faciliter l’entrepreneuriat en zone urbaine sensible
  • L’ACCRE Handicap et le CIDAP pour les porteurs de handicap
  • L’ACRE Jeunes pour les moins de 30 ans
  • L’aide AGIRE pour ceux bénéficiant de minimas sociaux

Des aides de natures variées (financement, formation, coaching…) pour s’assurer que tous les projets aient une chance de décoller, quel que soit le profil. Le nerf de la guerre reste bien sûr l’apport personnel sans lequel il est difficile de convaincre les partenaires financiers. Mais entre subventions, exonérations et accompagnements spécifiques, la France multiplie les filets de protection pour tous les entrepreneurs !

Réussir son projet après sa démission

Bien préparer les premiers mois : gérer son budget et son temps

Les bases sont désormais posées. Vous avez démissionné, vos finances sont sécurisées grâce aux différentes aides, votre structure est créée. Il ne vous reste plus qu’à réussir votre lancement ! Une étape décisive qui mérite d’être préparée avec la plus grande rigueur.

Gérer son budget sera votre premier défi. En effet, vos revenus risquent d’être faibles, voire inexistants, pendant plusieurs mois. Il vous faudra donc économiser un maximum pour constituer un matelas de sécurité suffisant. Un calcul minutieux de vos dépenses prévues (loyer, charges, investissements…) vous permettra de définir le budget idéal à se constituer.

Organiser intelligemment votre temps sera également capital. Pas de patron désormais pour vous dicter vos priorités ! À vous de vous fixer un planning optimal pour avancer sur les différents fronts : démarches administratives, commercial et marketing, production… Listez, priorisez, et surtout respectez ces nouvelles échéances que vous vous êtes fixées.

Évaluer régulièrement l’avancée et s’adapter

Malgré toute la préparation du monde, votre business plan initial risque de devoir être revu à l’épreuve du terrain. Il vous faudra donc suivre attentivement la bonne avancée de votre activité pour détecter les premiers écarts et corriger le tir.

Définissez dès le début des indicateurs clés de performance précis : chiffre d’affaires, marge, clients acquis, taux de transformation… Ils vous permettront d’avoir une vision limpide de la santé de votre entreprise. Et ajustez sans attendre votre stratégie si les objectifs ne sont pas atteints !

Rester motivé malgré les défis : célébrez les victoires

Se lancer dans l’entrepreneuriat est un marathon, parsemé de hauts et de bas. Votre énergie et votre moral seront mis à rude épreuve, surtout lors des difficiles premières années. Pour tenir sur la longueur, il vous faudra trouver les ressources pour nourrir votre motivation.

Une précieuse astuce : célébrer chaque petite victoire ! Que ce soit le premier client séduit, le cap des 10 000€ dépassé ou encore cette première campagne marketing réussie, savourez ces accomplissements à leur juste valeur. Ils vous rappelleront à quel point le succès se mérite et vous donneront l’énergie d’avancer.

Enfin, n’oubliez jamais que les plus grands challenges se relèvent rarement seul. Entourez-vous de personnes bienveillantes, formez un comité stratégique averti et sollicitez régulièrement conseils et coups de pouce. Prendre le chemin de l’entrepreneuriat après une démission est déjà un pari risqué, autant ne pas se priver des meilleures chances de réussite !

Conclusion

Vous voilà désormais paré pour transformer votre rêve de création d’entreprise en réalité ! De la préparation initiale en amont à la gestion du démarrage, nous avons balayé toutes les étapes indispensables pour sécuriser au maximum votre passage du salariat à l’entrepreneuriat.

Retenez que la clé repose avant tout sur l’anticipation. Bien préparer sa démission en respectant les procédures, étudier son marché en profondeur, sécuriser ses finances avec les différents dispositifs… Autant de jalons primordiaux à poser avant le grand saut.

Une fois cette première partie accomplie, l’aventure entrepreneuriale pourra réellement commencer. Mais gare aux défis des premiers mois ! Il vous faudra redoubler de rigueur pour gérer votre budget et votre emploi du temps. Et rester souple pour vous adapter en permanence à un terrain mouvant. Votre réussite se jouera sur votre capacité à tenir le cap malgré les difficultés.

Alors certes, se lancer après une démission comporte des risques. Mais l’accomplissement de voir son entreprise décoller rend ce pari tellement grisant ! Et n’ayez crainte, vous ne serez jamais vraiment seul sur ce chemin épineux mais ô combien gratifiant qu’est l’entrepreneuriat. Structures d’accompagnement, aides financières, mentors… La France s’évertue désormais à créer un écosystème de soutien complet.

Alors plus d’hésitation, saisissez cette opportunité de réaliser votre rêve d’indépendance ! Avec la préparation adéquate et l’appui des bonnes personnes autour de vous, vos chances de transformer cette démission en un succès entrepreneurial seront décuplées. Que la meilleure idée l’emporte !

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